Trop long, peut-être. Trop rapide, sûrement. Milan-Sanremo se caractérise par sa taille (294km, soit la plus grande classique et la plus longue épreuve sur une journée), mais aussi par sa tradition de sprinteurs.
L'édition 2007, qui permettait à l'épreuve de fêter son centenaire, n'a pas dérogé à la règle. Longtemps, le scénario de la course a pourtant laissé croire en un destin différent pour le gain de la "classicissima". Plusieurs échappées se sont succédées.
Si celle emmenée par un groupe de six, dont Sella (Ita/Panaria-Navigare) et Hernandez (Esp/Euskaltel), a tenu durant de nombreux kilomètres, avec une avance atteignant les 7'40", elle a craqué presque comme prévu au passage des Capi, succession de petites montées brèves sur une trentaine de kilomètres à la fin du parcours.
C'est ce moment que choisit Thomas Voeckler, bien soutenu par Anthony Geslin et Jérôme Pineau, pour prendre à son tour la poudre d'escampette. Il attaque en tête la Cipressa, Capo la plus difficile qui constitue l'obstacle majeur de Milan-Sanremo, avec l'ascension du Poggio. Et pourtant, les conditions n'aident pas vraiment les Turquoises à se placer dans de bonnes dispositions. La course se déroule sur un rythme effréné, et sous la pluie, pourtant exceptionnelle puisqu'il n'y avait plus eu de météo si défavorable depuis...1991. Des conditions climatiques qui ont rendu les routes glissantes et les virages compliqués, provoquant ainsi plusieurs chutes plus ou moins graves.
Après avoir été entrainés dans une chute collective à 40 km de l'arrivée, heureusement sans trop de dommages, Rony Martias, Jérôme Pineau, et Thomas Voeckler ont fait preuve d'abnégation pour reprendre le fil.
Une cadence diabolique
Ce qui fait dire à Philippe Mauduit, directeur sportif de la formation, que "l'esprit des gars a été une nouvelle fois irréprochable. Ils ont respecté les consignes, se sont battus et ont attaqué au bon moment." Mais la réussite n'a pas suivi. L'échappée de Voeckler ne sera qu'éphémère, puisque personne ne veut prendre sa chance à ce moment-là pour l'accompagner. Le coureur Bouygues Telecom s'essouffle, et sera finalement mangé par le peloton.
"Je suis déçu pour lui et ses équipiers , continue Philippe Mauduit. Thomas a craqué dans la pente de la Cipressa, le rythme de la course était vraiment incroyable. La Lampre a beaucoup travaillé."
Effectivement, l'équipe italienne puis la Milram se mettent à pousser en tête et en queue de peloton. Popovych ((Ukr/Discovery), Pelizzotti (Ita/Liquigas), mais encore Ricco (Ita/Saunier Duval) et Gilbert (Bel/Française des Jeux) prendront le relais de Voeckler pour mener des échappées. Et connaitront le même sort que le Français. Le peloton, qui semblait se désagréger, devient finalement de plus en plus compact et va offrir un sprint massif, teint de suspense. La Milram donne un ultime coup d'accélérateur sur la droite du peloton, qui se focalise sur l'équipe de Petacchi et en oublie le côté gauche de la route.
Tel un renard, Freire (Esp/Rabobank) s'échappe de la roue de Bettini (Ita/Quick Step) et profite de la faille pour s'offrir au finish son second succès à Sanremo...
£n tt K notre ti blanc a kan mm bien assuré ... il a kraké m c normal, la fatigue c pr tt le md!!
alr Bravo o bouygues pr avoir attaké!!